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Carton Rouge Fevrier 2008 PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 28 Février 2008 10:35

Au sommaire:

  • Au municipales, votons pour une ville 100% à gauche !
  • Défense de l'hôpital public
  • Appel pour un nouveau parti anticapitaliste

Au municipales, votons pour une ville 100% à gauche !

Une liste pour sanctionner Sarkozy et sa politique !

Les élections municipales des 9 et 16 mars prochains seront le premier test électoral pour le gouvernement depuis l’installation de Sarkozy à l’Elysée. Depuis 10 mois, la droite s’attaque aux droits des salariés, des immigrés, des jeunes et des chômeurs. Réforme du code du travail, casse du droit de grève, franchises médicales, remise en cause de la laïcité, démantèlement de l’éducation nationale, chasse aux sans-papiers... Contre les attaques tous azimuts de ce gouvernement réactionnaire, l’heure est à la riposte, dans la rue comme dans les urnes. Pendant que les salariés se serrent la ceinture, Sarkozy s’augmente de 172 % et fait 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches.

A l'automne dernier, étudiants et cheminots, rejoints par les salariés, ont montré qu'une résistance à Sarkozy est possible !

Alors que la ville a longtemps été privée d'université, le développement du site Lebon dans les années 80-90 a permis à des dizaines de milliers de jeunes havrais d'accéder à l'enseignement supérieur. Mais le maire actuel ne fait rien pour favoriser le développement de l'université. Il préfère s'intéresser qu'aux grandes écoles comme l'annexe de Science-Po. Leur préoccupation c'est la formation des élites, pas l'accès de tous à l'enseignement supérieur.
Dans le domaine du logement social, la mairie n'a pas pesé contre la fermeture de la cité de la pommeraie (¼ des logements sociaux du CROUS). Les lois de décentralisation ont pourtant considérablement augmenté ses responsabilités dans ce domaine.
L'absence de soutien municipal répond comme un écho à la politique de privatisation mise en oeuvre par le gouvernement contre laquelle les étudiants se sont battus cet automne.


Défense de l'hôpital public

Une récente enquête nationale place Le Havre en dernière position des 36 plus grandes villes de France et montre le mauvais état de santé de la population havraise, en grande partie lié à l’augmentation de la précarité, de la pauvreté, de la pollution et de la dégradation des conditions de travail.
Avec 550 suppressions de poste à l'hopital public, le démantèlement de l'hopital et la vente de Flaubert aux promoteurs immobiliers,
les services publics de proximité ne sont plus une priorité dans la politique libérale conduite par Sarkozy et Rufenacht...
Le collectif de défense de l'hôpital public organise une grande soirée de débats et converts le vendredi 29 février au Gymnase de Dresser (35 Bd winston Churchill).
18h - 20h: Les raisons de la colère

  • Situation sanitaire de l'agglo et déficit de l'offre de soin
  • Politique de démantèlement de l'hôpital public et de la SECU
  • Situation à l'hôpital du Havre

20 - 21h: Sandwichs / boissons

21h - 23h50: Concerts

  • Little bob,
  • Red Lezards,
  • Fenouil et les fines Herbes

 


La LCR a adopté lors de son 17ème Congrès début 2008 le principe de la constitution d'un nouveau parti anticapitalisme. Nous reproduisons ici le texte d'appel

Le 6 mai 2007, l’échec de la gauche gouvernementale a laissé le champ libre à la droite la plus réactionnaire incarnée par Sarkozy, l’ami des patrons et des milliardaires. La guerre sociale qu’ils mènent, c’est la violence quotidienne et la répression. Elle s’inscrit dans la mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même, en pillant et détruisant la planète. Ce système produit régulièrement des crises et ce sont toujours les peuples qui payent la facture. Aux guerres sociales et écologiques s’ajoutent les guerres impérialistes.

La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?

Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ”… Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale.

Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible. Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir cet outil : un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Un parti pour préparer un changement radical, révolutionnaire de la société c’est-à-dire la fin du capitalisme, de la propriété privée des principaux moyens de production, du pillage de la planète et de la destruction de la nature.

Nous voulons une société capable de satisfaire les besoins sociaux, débarrassée de toutes les formes d’exploitation et d’oppressions de classe, de genre, d’âge, d’origine. Une société où la démocratie ne s’arrête pas au droit de vote et permette à toutes et tous de décider.

Le congrès national de la LCR s’adresse à toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques, qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.

Nous nous adressons: aux femmes et aux hommes de toutes origines, avec ou sans papiers qui pensent que leurs vies valent plus que les profits ; à la jeunesse qui répond « résistance ! » quand on cherche à précariser son avenir ; aux militant-es associatifs, syndicalistes, qui agissent au quotidien dans leurs quartiers ou entreprises ; aux militantes et militants socialistes, antilibéraux, communistes, verts qui n’acceptent plus les recentrages, les reniements et les demi-mesures ; aux militant-es anticapitalistes, révolutionnaires, à toutes les organisations et courants politiques nationaux ou locaux, qui pensent qu’il est temps de se rassembler par delà les divisions anciennes ; et surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager...

Donnons-nous un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective. Construisons un parti internationaliste qui refuse la politique de pillage des pays du Sud et la logique guerrière de la France, de l’Union Européenne et des Etats-Unis. Un parti indépendant, qui à l’inverse notamment du Parti Socialiste, refuse de cogérer ce système. Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie. Donnons-nous un parti pour inventer le socialisme du XXIe siècle.

Par cette adresse, nous voulons initier sans délai un processus constituant qui aboutisse à la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste.

Dans les entreprises, sur les lieux de travail et d’étude, les quartiers, à tous les échelons, local, régional, national, l’heure est maintenant à nous organiser ensemble dans des comités d’initiative pour prendre en main la construction de cet outil collectif. Ces comités auront à se fédérer à tous les niveaux par ville, par département, par secteur, nationalement. Ils auront à prendre en charge tant leurs activités et interventions politiques que les discussions et initiatives visant à créer une réelle dynamique collective.

A partir des premiers bilans, forums locaux et rencontres nationales permettront d’élaborer un mode de fonctionnement démocratique, respectant la diversité des opinions et des parcours, d’ouvrir les travaux préparatoires au congrès de fondation du nouveau parti.

Ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s'y engageront. C'est maintenant à celles et ceux qui veulent "prendre parti" de décider ensemble, de construire ensemble !

 

 
 

Mobilisation !

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