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Dimanche, 21 Septembre 2008 21:55

Bulletin du comité havrais pour un nouveau parti - n°1 septembre 2008

Résister ensemble aux licenciements, imposer une autre répartition des richesses!

Alors que la crise du système du profit à tout prix se poursuit, les recettes des grands patrons et des gouvernements restent les mêmes. Faire baisser les salaires par tous les moyens, supprimer les services publics et licencier les salariés "trop payés". Quand Adidas menace cet été de délocaliser ses usines chinoises au motif que les salaires des ouvriers (100€...) sont trop élevés, on comprend à quel point les patrons marchent sur la tête. A force de produire des marchandises que plus personne ne peut acheter on commence par faire encore plus de profit en vendant du crédit. Jusqu'à ce que le système se morde la queue... La crise économique qui se dessine est le résultat de la voracité des grands patrons. Non contents d'en être la cause, ils veilent nous la faire payer pour sauver leurs profits. Mais cette crise est aussi l'occasion pour nous de changer la donne en imposant d'autres choix économiques et politiques.

Les suppressions d'emplois ne sont pas une fatalité !

manifestation renault sandouville licenciementCette rentrée sociales est marquée au Havre par la confirmation de plus de 1000 suppressions d'emplois sur le site de Renault Sandouville, chiffre auquel il faudrait ajouter les nombreux sous-traitants. C'est l'existence même du site de Sandouville qui est aujourd'hui menacée. Carlos Ghon, le PDG de Renault a même annoncé froidement qu'il s'agissait de licenciements préventifs dans un contexte économique peu fiable, alors qu'il s'apprêtait à redistribuer plus de 1.5 milliards d'€ de bénéfices à ses actionnaires sur le seul premier trimestre 2008.

Dans le même temps, c'est un plan de plusieurs centaines de suppressions d'emplois au centre hospitalier du Havre qui a débuté cet été avec déjà 162 départs non remplacés. Au delà de l'impact sur l'emploi, c'est l'accès aux soins pour tous qui recule avec la politique de privatisation de la santé mise en oeuvre par sarkozy.

Pourtant il n'y a pas de fatalité. Les habitants de Carhaix en bretagne l'ont récemment montré en obtenant par leur mobilisation la réouverture de leur hôpital.

Nous n'obtiendrons que ce que nous saurons prendre !

  • Imposer le refus des licenciements.
  • Cesser de subventionner les entreprises qui font des profits et qui licencient.
  • Prendre sur les profits, à Renault comme ailleurs, pour redistribuer les richesses.
  • Préserver et faire évoluer les outils de production sous le contrôle des populations et en fonction de nos besoins.
  • Défendre et réorganiser un service public assurant la solidarité collectives dans les domaines vitaix de l'éducation, de la santé, des communications...

Voila ce que nous pouvons imposer par nos mobilisations au capitalisme en crise.

Voila des mots d'ordre que pourrait défendre ensemble et sans délais une gauche politique et syndicale qui voudrait se donner les moyens de préparer une alternative à la crise du capitalisme et à ses conséquences sur nos conditions de vie et de travail.

Voila en tout était de cause le type de perspectives que les militants du nouveau parti anticapitaliste s'engagent à porter.

Il est temps d'inverser les rapports de forces: c'est possible, et c'est indispensable !


Touche pas à ma Poste !

Depuis des années, l'Etat et les gouvernements successifs n'ont eu de cesse d'accélérer la privatisation rampante de la Poste. La recherche de la rentabilité à tout prix s'est traduite par la fermeture de milliers de bureaux de poste, la réduction des effectifs et l'allongement des queues devant les guichets, la précarisation croissante des personnels.Près de la moitié des salariés de la Poste n'a déjà plus le statut de fonctionnaire.

Le gouvernement veut maintenant frapper un grand coup: après l'ouverture à la concurrence, la Poste devrait désormais changer de statut. C'est le préalable à l'ouverture du capital et à une privatisation pure et simple.

Pour la défense du service public postal, accessible à tous, sur tout le territoire, soutenons les postiers en lutte, exigeons un référendum !


Misère sociale pour la majorité, profits élevés pour quelques-uns, crises, guerres... C'est ça le capitalisme !

L'initiative de construire, en écho à l'appel d'Olivier Besancenot et de la LCR un nouveau parti anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste, antiraciste se veut un élément de réponse à cette situation. Parce qu'il y a urgence pour le partage des richesses et pour la construction d'un autre modèle de société, parce que les patrons, eux, sont organisés, nous avons besoin d'un parti !

Réunion publique NPA Vendredi 17 octobre 2008 - 20h Salle René Cassin (130 rue Anatole France)

 
 

Mobilisation !

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